Présidée par le Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique Madame SIBY Ginette BELLEGARDE, la cérémonie d’ouverture a enregistré la présence du Ministre de l’Education, de l’Alphabétisation et des Langues Nationales M. Salikou Sanogo, le Représentant-Résident de la Banque Mondiale au Mali et beaucoup d’autres responsables d’Institutions Publiques et Privées d’Enseignement Supérieur. Rappelons que cet atelier visait deux objectifs majeurs à savoir : déceler les obstacles à une bonne gouvernance du système d’enseignement supérieur au Mali ; trouver des solutions durables qui, non seulement s’appliqueraient à l’ensemble dudit système, mais plus particulièrement à la future Université de Ségou dont l’ouverture est prévue pour le mois d’octobre de cette année. Intervenant en premier lieu, le Représentant Résident de la Banque Mondiale, M. Diagana a souligné le fait que l’enseignant supérieur malien est caractérisé par des grèves permanentes des enseignants et des étudiants tout en ajoutant que son institution n’a pas la prétention de soigner cette université malade. Il a invité les participants à faire un diagnostic consensuel et des propositions de solutions pour sortir l’enseignement supérieur de son état actuel. Selon lui la mise en place d’un nouveau cadre juridique accordant plus d’autonomie aux institutions est un élément fondamental dans la recherche de solutions aux problèmes que connaît le système d’enseignement supérieur du Mali. Monsieur Diagana a terminé son allocution en réaffirmant l’engagement de la Banque Mondiale pour soutenir le gouvernement du Mali dans la nouvelle synergie de transformation du système.
Quant à Madame le Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, elle a affirmé que le Gouvernement a engagé la réforme du sous-secteur de l’enseignement supérieur malien qui connaît depuis quelques années des dysfonctionnements liés au cadre institutionnel. Elle a aussi engagé l’atelier à faire des propositions afin que des réformes audacieuses et urgentes soient entreprises par le Gouvernement. Selon elle, Ces réformes passent par l’autonomie avec obligation de résultats, un recours accru à l’autofinancement, une dynamique de compétition, une estimation des besoins de financements, un encadrement de qualité ouvert aux compétences nationales et internationales, conditions indispensables pour une réussite de notre enseignement supérieur et de notre recherche et une ouverture réussie de l’Université de Ségou en octobre 2011.
Moment très attendu par les participants, ces discours ont été suivis par une présentation du rapport sur la gouvernance universitaire au Mali effectuée par le professeur Bonaventure Mvé Ondo, Vice-recteur de l’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF). De son exposé on peut retenir que l’autonomie des universités est une démarche qui doit leur permettre d’avoir plus d’initiative, mais aussi plus de responsabilités pour mener à bien leur politique de formation et de recherche. Cette autonomie a pour conséquence de leur conférer tous les leviers pour faire émerger l’excellence.
A noter, que les travaux de l’atelier se sont poursuivis pendant deux jours aux termes desquels des recommandations ont été formulées. Daouda Kinda et Mariame Diaby



