L’éducation est un facteur très indicatif de l’équilibre social.
De ce fait, elle doit être une des priorités dans la gestion des situations d’urgence. C’est bien dans ce contexte que s’est tenu, du 13 au15 juillet 2010, au Centre Awa KEITA, l’atelier de formation des acteurs humanitaires à l’éducation en situation d’urgence.
Du 13 au 15 juillet 2010, le Centre Aoua KEITA de Bamako a abrité l’atelier de formation des acteurs humanitaires à l’éducation en situation d’urgence (ESU). Organisé par la Direction nationale de l’éducation de base avec l’appui technique et financier de l’UNICEF. L’atelier a regroupé les agents du MEALN (DNEB), de la Croix Rouge, de la protection civile, l’UNHCR.

Il avait pour objectif d’amener les participants à comprendre le concept éducation en situation d’urgence (ESU) et avoir des connaissances à leur niveau pour prévenir les urgences. L’atelier a contribué au renforcement de la compréhension du concept ESU avant de faire la simulation de cas pratiques dans la prévention et la gestion de l’urgence. Il s’agissait également au cours de la rencontre de développer le réflexe de plaidoyers pour intégrer les principes de l’ESU dans les politiques et normes nationales.
Plusieurs sessions ont ponctué l’atelier avec des thèmes précis.
Au cours d’une première session par exemple, il a surtout été question des différents types de catastrophes, qui peuvent être naturelles, chimiques ou provoquées par l’homme.
« L’impact négatif des urgences c’est généralement sur les populations les plus vulnérables que sont, les femmes enceintes, les enfants, les personnes âgées, les personnes handicapées », a souligné l’animateur de cette session.

« C’est une éducation de qualité qui répond aux besoins de protection physique, psycho social, développement mental, cognitif des enfants affectés par les situations d’urgence », a plaidé le second intervenant. Il a expliqué que le fait que l’Education ne soit pas considérée comme un facteur prioritaire en cas d’urgence a tout son sens. Car, lorsque l’urgence survient les populations s’attèlent d’abord à leur survie avant de penser à l’école. Il a surtout été constaté que le Mali n’a pas connu certaines catastrophes si ce n’est les inondations. Il serait alors souhaitable, compte tenu de la situation socio-politique des pays frontaliers et des effets du changement climatique, d’être préparé à l’urgence dans ce contexte précis. Il est important de retenir que c’est le Directeur national de l’éducation de base (DNEB) qui a présidé la cérémonie d’ouverture de cette rencontre. Il avait souligné toute l’importance dudit atelier. Car, il s’agissait de l’avenir de nos enfants en matière de gestion de l’impact des urgences éducatives. L’imprévisibilité des situations d’urgence est telle qu’à tout moment elles peuvent se manifester. A.Z.MAÏGA



